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On a tous en tête des souvenirs de visites médicales. Des garçons et filles, en sous-vêtements, attendent fébrilement leur tour dans une salle d’attente exiguë ou flottent des odeurs d’éther et de peur de la piqure. Par groupe de deux ou trois, les enfants sont réquisitionnés par une infirmière qui les emmène alors chez le médecin. Vous vous souvenez? Avouez que vous n’aimiez pas ça, hein ! Les élèves aussi, d’ailleurs, n’aiment pas tellement ça. La VSK (Vlaamse Scholierenkoepel), l’association flamande qui représente les élèves du secondaire, dénonce ce type de situation angoissante, limite carcérale. Pour nos voisins du nord, la visite médicale semble se trouver au top des moments que l’on préfèrerait éviter, si possible.
Ce qui coince? Un manque de communication envers les élèves, d’abord. Bien souvent, le personnel soignant n’explique pas, ou peu, l’objectif de tel test ou tel examen.
D’abord, on fait pipi dans un pot, puis, on nous mesure, on nous pèse. A ce moment-là, on est seul avec l’infirmière. Ensuite, ils testent nos yeux. Après, le médecin nous fait entrer : elle prend notre tension, elle écoute la respiration. Puis, après, elle touche les testicules… (…) Moi, j’ai entendu un jour un médecin dire « je soulève ton slip pour voir si tout est en place ». C’est pas une explication, ça. Les élèves sont capables de comprendre.
Sont dénoncés ensuite le manque des respect et la mauvaise ambiance dans les centres.
L’ambiance est souvent impersonnelle et le contact avec le personnel soignant distant. De plus, les élèves sont parfois contraints d’expliquer leur histoire personnelle ou leur parcours à des personnes qu’ils ne connaissent pas. Ce ne sont pas des situations confortables.
VSK ne souhaite pas supprimer la visite médicale
VSK ne souhaite pas la suppression de la visite médicale scolaire. Ils plaident en revanche pour que ce moment là soit le plus agréable possible pour l’élève : communiquer plus et mieux, expliquer le pourquoi, rendre le cadre et l’accueil plus respectueux et créer une ambiance confortable.
Les filles, surtout, souffriraient de cette promiscuité à un âge ou le regard des autres prend une important considérable.
C’est un peu nul d’attendre en petite culotte. En plus, c’est gênant quand on te pèse, il y a tout le monde qui te voit, qui entend ton poids…
Pour Marie-José Janssens, directrice d’un centre PSE, la visite médicale a d’importants atouts. L’enfant a ainsi la possibilité de poser des questions en dehors de la présence de ses parents. De plus, les médecins testent parfois certaines choses que les généralistes ne regardent pas toujours. Et surtout, faute de moyens financiers ou d’attention de la part des parents, la visite médicale est parfois le seul moment où l’enfant peut voir un médecin.
Néanmoins, la CLB (centra voor leerlingenbegeleiding), l’instance qui organise la visite médicale en Flandre, reconnait qu’il reste des efforts à faire. Ainsi, les écoles sont invitées à scinder les grandes classes afin que les groupes ne soient pas trop importants. Certains médecins confessent parfois recevoir six ou sept enfants en une heure… lorsque la classe compte 24 enfants qui doivent passer devant le professionnel en une matinée. Un rythme infernal. Les centres locaux sont également inspectés afin que la façon de procéder soit la plus uniforme et agréable possible |